Un nouveau départ

Publié le 25 Juillet 2013

À peine réveillé, vêtu uniquement d’une chemise et d’un caleçon long, Matli sortit de sa cabane. Le soleil se levait à l’horizon, le ciel était voilé, la température encore douce et un petit vent soufflait. Si ce temps se maintenait toute la journée le travail avancerait à un rythme soutenu, mais cela ne suffirait pas pour rattraper le retard accumulé en raison des six derniers jours de chaleur écrasante ; l’orage de la veille avait été bénéfique.

Le campement s’éveillait rapidement, les hommes sortaient des cabanes, s’activaient, qui pour raviver les feux, qui pour aller puiser de l’eau dans la rivière, qui pour préparer le repas du matin. Chacun savait ce qu’il avait à faire, les habitudes étaient bien établies et tout se déroulait sans accroc.

Matli pouvait profiter de ce moment de calme pour organiser mentalement sa journée à venir ; les groupes de travail étaient déjà formés mais il devait attribuer leur tâche à chacun, surveiller le transport du bloc excavé la veille, s’assurer encore et toujours que les consignes de sécurité étaient respectées, trouver de nouvelles fissures dans le calcaire afin de préparer la taille des prochains blocs… Son client ne lui facilitait vraiment pas la tâche avec ses nombreuses exigences, dont ses envies de colonnes.

Le gruau était prêt et le contremaître rejoignit ses ouvriers autour des feux, prenant le bol qu’on lui tendit. Il grimaça en avalant sa première cuillerée, et ajouta à la liste des choses à faire l’envoi d’un des hommes au village de pêcheurs établi non loin de la carrière afin d’acheter de quoi varier l’ordinaire. Ces courses occuperaient certainement un ouvrier toute la journée, mais si Matli voulait que ses hommes conservent leur motivation, il savait que ceux-ci devaient avoir le ventre bien rempli.

Dès que le déjeuné fut avalé, le contremaître donna ses ordres, les équipes se regroupèrent et s’attelèrent à leur tâche. L’un des ouvriers le suivit jusqu’à sa cabane et se vit remettre une bourse ainsi que plusieurs instructions, dont celle de marchander au mieux avec les pêcheurs. Porteur de la bourse, d’une outre d’eau miellée et menant un âne, l’ouvrier prit rapidement le chemin du village.

Seknal marchait depuis presque une heure et n’allait pas tarder à quitter la route principale pour aller se perdre dans le lacis de sentiers menant jusqu’au village de pêcheurs quand une vision improbable se matérialisa à un tournant. Qu’est-ce qu’une dizaine de nains environ venait faire dans le coin ? Certes, Seknal en avait déjà vus, mais c’était dans le nord-est, quand il était encore un gamin, là où les nains étaient assez nombreux. Par contre il n’en avait encore jamais vus dans la région. Enfin ! il n’y avait pas une seule mine dans toute la province. Que pouvaient-ils donc bien espérer en venant par ici ?

Lorsqu’ils se croisèrent, Seknal les salua d’un signe de tout auquel les nains répondirent tout en observant rapidement leur équipement ; ils portaient tous des pics, ainsi qu’il s’y attendait, de même que des cordes, mais les marteaux et les burins lui semblaient plus inhabituels. Toutefois, il n’était pas un expert en équipement nanique ni du travail dans les mines.

Mais il chassa rapidement ces considérations de son esprit dès qu’il s’engagea sur le sentier tortueux menant au village de pêcheurs, celui-ci requérant toute son attention.

 

Le travail avançait à un rythme soutenu dans la carrière, le bloc excavé la veille avait été transporté avec les autres, en attendant qu’un convoi ne vienne les chercher, et deux groupes d’ouvriers ébauchaient à la pioche les contours de nouveaux blocs. Les autres dégageaient peu à peu de lourdes formes de leur gangue de pierre.

Profitant de ce que les choses étaient en ordre, Matli s’installa à son bureau, sous un auvent, d’où il avait une vue panoramique de la carrière et de tout ce qui s’y déroulait. Une outre d’eau rougie à portée de main, il ouvrit son livre de suivi et entreprit de faire ses comptes. Un employé de son client devait passer huit jours plus tard pour charger les blocs de calcaire et Matli craignait de ne pas parvenir à lui en fournir le nombre prévu, ce qui entraînerait des pénalités financières. Le contremaître gérait bien la carrière, mais il savait que le propriétaire verrait d’un mauvais œil ce genre de désagréments et lui en tiendrait rigueur ; celui-ci pourrait peut être choisir de le remercier, ce qui compromettrait ses plans de carrière.

Perdu dans ses comptes et environné par le brouhaha de la carrière, Matli n’entendit pas le toussotement dans son dos. Il ne réalisa que quelqu’un se tenait derrière lui et désirait lui parler que lorsque la personne parla.

_ Monsieur, serait-ce possible de vous entretenir ?

L’accent lui était étranger, mais le contremaître n’y fit pas attention, son exaspération d’être dérangé prenant le dessus. Il pivota sur sa chaise.

_ Quoi ?

Il resta interdit une fraction de seconde en voyant qu’il avait à faire à des nains, mais les rouages de son cerveau se remirent rapidement en marche, prenant de la vitesse.

Des nains, de durs travailleurs. Environ une dizaine, de quoi augmenter la cadence de travail. Tenir les délais. Négocier les salaires.

Alors que le chef du groupe allait répondre, Matli reprit la parole.

_ Excusez, vous m’avez surpris. Cherchez une embauche, c’est ça ?

_ C’est exact monsieur.

_ Et pourquoi est-ce que j’aurais besoin de vous ?

_ Si je puis me permettre, cette carrière est pratiquement la seule de la région, elle est ouverte depuis peu de temps, vous ne disposez pas encore de beaucoup d’ouvriers, et la ville de Kerys est en pleine expansion ; le travail ne doit donc pas manquer, et vos ressources sont probablement insuffisantes pour répondre à la demande.

La voix posée et le langage du nain commençaient à porter sur les nerfs de Matli, mais pas autant que sa connaissance manifeste de la situation de la carrière. Cela faussait totalement les éventuelles négociations.

_ Y a peut être de la demande, c’est pas pour ça que les cordons de la bourse sont plus lâches. Pour vous embaucher faudrait déjà que j’ai assez pour vous payer, et c’est pas trop le cas.

_ Vous ne savez pas quel salaire journalier nous accepterions, vous ne pouvez donc pas vous avancez ainsi.

Salauds de nains ! Maintenant il était obligé de leur demander leur prix. Il ne lui restait plus qu’à espérer que leur demande soit effectivement trop élevée par rapport aux moyens dont il disposait.

_ Et vous demandez combien ?

_ Vingt-cinq polas la journée par personne, le tout payable à la livraison des blocs.

Matli dissimula tant bien que mal sa surprise à l’énoncée du prix demandé par les nains car il était bien inférieur à celui auquel il s’attendait ; il était même inférieur à celui qu’il payait à ses ouvriers. Dans ces conditions, il devenait difficile de refuser de les embaucher. Le contremaître était si abasourdi qu’il ne pensa même pas à négocier le montant du salaire des nains.

_ Vous commencez maintenant. Je vous paie pas la journée, elle est déjà bien entamée. Allez poser votre barda au campement et revenez me voir, que je vous donne votre affectation.

Disciplinés, les nains prirent la direction du campement, laissant Matli seul avec ses pensées, son étonnement, et un horizon dégagé pour les jours à venir.

À la tombée de la nuit, les ouvriers quittèrent la carrière et revinrent au campement. Les deux apprentis s’attelèrent à la préparation du repas, agrémenté des produits que Seknal avait ramenés du village de pêcheurs. Après une journée de travail fatigante et avec la perspective d’un bon souper, l’atmosphère était détendue, les langues déliées, le rire facile. Il existait pourtant un îlot de sérieux dans toute cette animation, un îlot qui faisait naître autour de lui l’animosité. Dès que les ouvriers posaient les yeux sur les nains qui mangeaient un peu à l’écart, les rires diminuaient, les voix se faisaient plus graves, une ombre passait dans les regards. L’antipathie des humains à l’égard des nains était palpable mais encore contenue, toutefois des réflexions méprisantes ponctuaient par moments le repas. Les nains ne répondaient pas, gardant le silence aux provocations des autres ouvriers, parlant entre eux.

Au cours de la journée, les motifs de récriminations des humains n’avaient cessé de s’accumuler. Leur méfiance à l’encontre des nains était profonde et leur relation ne pouvait donc partir que sur de mauvaises bases. De plus, la rapidité et la précision du travail des nouveaux employés leur avaient très vite paru suspectes, et le fait qu’ils parlent leur propre langue et non celle des humains avait fait croître leur ressentiment.

Il appartenait à Matli de gérer les tensions parmi les ouvriers, à défaut de pouvoir assurer une concorde parfaite entre eux, mais il ne savait comment réagir face à l’animosité de ses employés. Il commençait à bien connaître ses hommes, savait sur quel levier faire pression afin de désamorcer les conflits. Les problèmes étaient simples, brodaient souvent sur le même thème, et il suffisait de s’en occuper rapidement pour éviter qu’ils ne dégénèrent. Mais jamais il n’avait été confronté à ce type de situation, et il ne savait pas comment réagir sans risquer d’envenimer les relations entre les humains et les nains. Heureusement, ces derniers ignoraient les provocations, et le contremaître avait bon espoir que les ouvriers finissent par se lasser de cette absence de réaction. À force de se côtoyer et de travailler ensemble, ils finiraient bien par apprendre à travailler et à vivre ensemble.

La nuit semblait avoir calmé les esprits car au petit matin il n’y avait plus aucune trace d’agressivité à l’encontre des nains. Afin de s’assurer que ces relations apparemment apaisées se maintiennent voire s’améliorent, Matli décida d’organiser deux équipes de travail composées à parts égales d’humains et de nains. Quelques grommellements accueillirent cette annonce, mais les groupes se formèrent et tous les ouvriers se mirent au travail.

L’ambiance de travail était différente dans les deux équipes car l’un des hommes les plus hostiles aux nains se trouvait dans l’une d’elles. La réticence de Botan à travailler avec eux était manifeste et sa mauvaise volonté ralentissait toute l’équipe. Ses collègues avaient beau ne pas être enthousiastes à l’idée d’excaver un bloc de calcaire avec les nains, ils n’en étaient pas moins profondément agacés par son comportement. Aucune parole n’était échangée en dehors de celles indispensables au bon accomplissement de leur tâche.

Matli passa les voir en début d’après-midi afin de tenter de désamorcer la situation, mais Botan ne desserra pas les dents, quoi qu’il travaillât dès lors un peu plus rapidement.

La tombée de la nuit fut un soulagement pour les membres de l’équipe car la tension n’avait pas décru un seul instant, et humains et nains retrouvèrent les leurs pour le souper.

Après le repas, Botan et deux autres ouvriers rejoignirent leur cabane. Ils entamèrent une partie de dés mais la conversation dévia rapidement sur les nains. Un des deux ouvriers, Lindos, avait fait partie de l’autre équipe mixte, et lui et Botan monopolisaient la conversation, partageant leurs expériences, alors qu’Endal ne faisait que la ponctuer.

_ J’bosserai pas une journée de plus avec ces manges-pierres ! grogna Botan.

_ Quoi ? Ça t’a pas plu de leur caresser la barbe toute la journée ? Pourtant c’est plutôt ton genre.

Les provocations étaient régulières entre Botan et Lindos, mais ils n’y accordaient que peu d’importance ; c’était un rituel.

_ Qu’est-ce que vous voulez faire ?

La question d’Endal plongea ses deux compagnons dans une méditation intense tandis que les dés roulaient toujours sur le sol de terre battue de la cabane.

_ Faut les dégoûter, les pousser à partir. Faut leur rendre la vie impossible.

_ Tu peux parler, Lindos ! T’as passé toute la journée à leur passer d’la pommade, j’t’ai bien vu !

_ T’es qu’un bœuf. Avec ton comportement tu t’mets les potes à dos et ça fait rien du tout aux avortons, ils s’en foutent.

_ C’est pas faux.

_ Qu’est-ce que tu veux faire alors, toi qu’es si intelligent ?

_ Faire monter la haine.

Un silence stupéfait accueillit cette solution.

_ Ah ouais ? Et comment ? Tu crois pas qu’on a déjà tous envie de les foutre dehors ?

_ Il faut un déclencheur. Et j’ai c’qu’il faut.

Les deux autres étaient suspendus aux lèvres de Lindos.

_ En discutant avec un des rats de montagne j’ai appris combien Matli les paie. Vingt-cinq polas la journée.

Ce montant fit l’effet d’une bombe et Botan et Endal restèrent interdit, le temps d’assimiler l’information.

_ Vingt-cinq polas ! rugit Botan. Tu t’fous d’ma gueule !

_ C’est pas possible ! Ce garde-la-bourse peut quand même pas les payer si peu !

Lindos semblait très satisfait de l’effet qu’il avait produit.

_ Sur ma première ribaude que c’est vrai !

_ On ne peut pas laisser passer ça, c’est la mort de notre boulot ! s’exclama Endal.

Botan se leva et se saisit de son pic.

_ Je vais me les faire ces vers de terre !

Lindos se leva et attrapa son bras, l’obligeant à le regarder.

_ Mais pas tout de suite, pas tout seul. On passe dans toutes les cabanes, on donne l’information, on se réunit et on leur tombe dessus.

Botan acquiesça, imité par Endal, et les trois hommes, outils de travail à la main, sortirent de leur cabane.

Les nains avaient monté leurs tentes un peu à l’écart des cabanes des ouvriers et, se sachant en territoire plutôt hostile, ils avaient mis en place des tours de garde. Ils se méfiaient des réactions des humains, et le calme qui avait régné pendant la journée n’avait en rien amoindri leur vigilance.

Le nain de garde surprit des mouvements du côté des cabanes alors que tous les ouvriers étaient allés se coucher depuis déjà un bon moment. Intrigué, il suivit les humains du regard, essayant de comprendre ce qu’il se passait. Agités par une rafale de vent, les feux mourants jetèrent des ombres lugubres sur les visages et firent rougeoyer le métal des outils. Les ouvriers se rassemblaient, et Torald craignait d’en comprendre la raison. Le plus silencieusement possible afin de ne pas alerter les humains, quoi que vu leur agitation il y avait peu de risque qu’ils fassent attention à lui, le nain se glissa dans les tentes de ses compagnons pour les prévenir de ce qui se préparait.

Le quartier de lune éclairait doucement le campement, le bruissement d’ailes d’un rapace nocturne en chasse passait comme un fantôme au-dessus des têtes des hommes et la haine allait rompre le barrage qui la contenait.

Les hommes arrivèrent à proximité des tentes des nains, silencieux, un pic ou un maillet à la main ; l’un d’entre eux portait même une marmite dans laquelle il avait mis des cendres à jeter contre les tentes pour les enflammer. Tout était silencieux, comme mort et l’un des ouvriers remarqua avec étonnant que les nains ne ronflaient pas. Celui qui portait la marmite s’apprêtait à mettre le feu à la tente la plus proche lorsque des hurlements retentirent de toutes parts, les frappant tous de stupeur. Ce moment d’incompréhension ne dura pas plus de quelques secondes, mais ce fut assez pour les nains qui surgirent de derrière les tentes où ils s’étaient cachés, leurs outils de travail à la main. Les humains ne s’étaient pas attendus à être ainsi pris par surprise, à ce que les rôles soient ainsi renversés, et les premières attaques des nains leur portèrent de sérieux coups. En plus de l’élément de surprise qui jouait en faveur des nains, la différence de taille entre les deux groupes défavorisait les humains. Les coups de pics ou de maillets dans les genoux, assénés avec la force des nains, faisaient des ravages. Rapidement, plusieurs humains se retrouvèrent allongés par terre, les genoux ou les fémurs en miettes, alors qu’un seul nain était blessé, touché à la tête.

Alors que le combat s’éternisait, la haine perdait en intensité et l’horreur de la scène pénétrait les esprits. Les coups étaient portés avec moins d’envie, moins d’ardeur, et les humains reculaient peu à peu sous la vigueur des assauts des nains qui vendaient chèrement leur peau. Les principaux chefs des humains étaient tombés parmi les premiers, dont Botan qui gisait dans le sang, une hanche brisée, le crâne fracassé. Devant l’importance de leurs pertes et l’obstination des nains, les ouvriers finirent par rendre les armes et demander grâce. Les nains les attachèrent avec les cordes utilisées sur le chantier, sans se soucier des blessés, attachant également ceux qui n’avaient pas participé à l’attaque, puis tinrent conseil.

Matli avait cru entendre des bruits dans son sommeil mais cela restait confus, comme dans un rêve, et il s’était rendormi profondément. Des coups frappés à la porte de sa cabane le réveillèrent en sursaut et des voix l’appelèrent. Les idées encore embrumées de sommeil, il alla ouvrir et se retrouva face à quatre nains, dont un la tête bandée, leurs outils de travail à la main.

_ S’passe quoi ?

_ Nous sommes désolés de vous déranger, monsieur, mais certaines choses vont changer.

Matli resta ahuri et se rassit maladroitement sur son lit.

_ C’est quoi c’t’histoire ?

_ Nous avons maîtrisé les ouvriers et pris possession de la carrière. Nous avons décidé de vous maintenir à votre poste pour faciliter les relations avec les clients ainsi qu’avec votre propriétaire. Par contre nous nous occuperons de la gestion au quotidien et de l’exploitation de la carrière.

_ Et si j’veux pas ?

L’un des nains leva son maillet.

_ Vous n’avez pas le choix, malheureusement pour vous.

Le contremaître bégaya, terrifié, mais il essaya un nouvel angle d’attaque.

_ Et pour l’exploitation, vous croyez p’t’être que les ouvriers vont vous obéir ?

_ Ce ne sera pas un problème, ne vous inquiétez pas pour ça.

Matli baissa la tête, ne sachant que faire dans l’immédiat pour se sortir de ce guêpier.

Dans une des tentes, Torald rédigeait rapidement une missive pour la colonie naine la plus proche. Il expliquait dans sa lettre que lui et ses compagnons venaient de fonder un nouvel établissement dans une carrière de calcaire à peine exploitée par des humains. Les possibilités offertes par le lieu et les ressources étaient nombreuses mais ils manquaient de bras pour en tirer tout le profit possible. Afin de pallier à cette insuffisance, il demandait au chef de la colonie de bien vouloir leur envoyer une vingtaine de nains aussi rapidement que possible.

Torald scella le pli et le confia à Hoder, le plus jeune de la troupe, afin qu’il le transmette à son destinataire. Il observa le jeune nain disparaître dans la nuit avec sa lanterne et son barda un sourire aux lèvres, très satisfait de la tournure qu’avaient pris les évènements. Il avait quitté la mine dans laquelle il était né afin de se forger son avenir, de trouver une position enviable dans le monde, et c’était là l’occasion rêvée pour y parvenir. Cette carrière ferait de lui un nain de premier ordre.

Rédigé par Opale Ay'ny

Publié dans #Humains, #Nains

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