Couture

Publié le 21 Janvier 2013

Je la ramène chez moi, et les cahots de la charrette sur la route font basculer sa tête de droite à gauche. Elle dort. Elle a l’air si calme, si douce… et maintenant elle est à moi. Je vais prendre soin d’elle, la traiter comme une reine. Après ce qu’elle a subi, c’est bien le moins que je puisse faire pour elle. Elle va devoir se cacher, bien sûr, car si ma femme la voit elle risque de s’en prendre à elle, mais je suis confiant. Après tout, ce n’est pas la première fois que je ramène une fille à la maison, et ma femme n’en a jamais rien su.

Je passe par l’arrière de la ferme pour ne pas attirer l’attention et descends de ma charrette. Je fais le tour et je m’arrête pour l’admirer. Elle est assise contre une ridelle, les jambes pliées et ses jupes pudiquement baissées. Heureusement, le trajet ne l’a pas réveillée. Je passe un bras sous ses genoux et un autre dans son dos, et l’emmène à l’intérieur. Sa tête penche vers le côté et elle enfouit son visage contre ma poitrine. Elle est plus lourde que ce à quoi je m’attendais, et je suis essoufflé quand j’arrive dans la petite chambre que j'ai aménagée dans la grange.

Je l’allonge sur le lit et sa tête bascule en arrière, dévoilant sa gorge. Aussitôt, je détourne les yeux. Je ne peux pas la voir comme ça, cette fente béante et rouge qui la traverse et qui m’appelle. Je déglutis difficilement et respire un moment pour retrouver mon calme. Je fouille le coffre et en sors du fil et une aiguille. Je m’assieds alors à côté d’elle en lui parlant, en lui expliquant qu’elle ne peut pas rester comme ça, que ce n’est pas pudique. Je referme son ouverture avec délicatesse, et cette bouche rouge disparait peu à peu. Elle ne me tourmentera plus, et je vais pouvoir veiller sur elle avec amour.

Rédigé par Opale Ay'ny

Publié dans #Humains

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